Pour la période celtique, on a quelques traces toponymiques. En effet, il semble que plusieurs noms de lieux soient d'origine gauloise ou fasse référence à une réalité connue avant l'ère gallo-romaine. Outre le "Piroy" déjà expliqué, mentionnons brièvement la "Marlagne" (= grande forêt) , " Malonne" (= endroit habité en Marlagne), le "Landuve" ou "Landoir" (= le ruisseau de l'enclos sacré. - Notez qu'il existe également un "Landoir" à Floreffe.)* et " Chepson" ( = petit château, refuge, oppidum secondaire : « Les chessions sont souvent d’anciens oppida celtiques ou préhistoriques,réoccupés et fortifiés lors des invasions barbares. »)

A ce propos, il me paraît probable que Berthuin, arrivé dans nos contrées, n’a pas choisi au hasard un endroit où s’installer. Abandonnons quelque peu le merveilleux des anges et des rêves, pour penser que Berthuin se sera renseigné auprès des autochtones et qu’il a choisi un endroit réputé sacré et bénéfique depuis la nuit des temps, depuis la période celtique, pour être précis. Ce ne sera pas la seule église bâtie sur un ancien lieu de culte gallo-romain, lui-même bâti sur un ancien lieu de culte celtique. Le culte celtique était particulièrement lié, semble-t-il, à la présence de l’eau et à celle de courants telluriques. Malonne, avec sa géologie compliquée et ses nombreuses failles rocheuses devait être un de ces endroits. Les druides auraient-ils pu déterminer un site où ressortaient des forces telluriques aptes à favoriser la santé ? On ne connaît pas bien la science – notamment médicale - dont ils étaient dépositaires mais l’hypothèse est séduisante




Lire aussi

  • PECTOR, J-M Histoire de Floreffe, Imprimerie Palate à Mettet, 1973.
  • AWOUST Maurice, Malonne Pays de Liège, Editions du CHAM,1984.
  • Collectif, Parcours des Lieux-dits de Malonne, Éditions du CHAM (bulletin n° 16), 1992

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