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Louis Wiaux est né à Mellet le 20 mars 1841 d’un papa forgeron. Il entre à 15 ans au noviciat des frères des écoles chrétiennes à Namur. Après un passage à Saint-Aubain, il va à Chimay (1857) puis à Saint-Georges à Bruxelles.

Il arrive à Malonne en 1859 en qualité de « second-maître » à l’école primaire. Il ne se révèle pas comme un excellent instituteur. Comme il faut bien l’occuper, il sera maître suppléant pour le dessin et la musique durant 57 ans ! À cet effet, il apprend plus ou moins bien l’harmonium, le piano, la flûte, le baryton, la contrebasse et s’initie au dessin. Son obéissance est sans limite. Il est donc corvéable à merci. Toutes les surveillances sont pour lui

Mais, s’il ne brille pas par ses qualités pédagogiques, il édifie tout le monde par son intériorité : modestie, affabilité, régularité, prière. Les élèves l’ appellent « le frère qui prie toujours », les ouvriers, « le frère prieur ». Certains pensent même l’avoir vu en extase à la chapelle.

À sa mort, le 30 janvier 1917, il sera inhumé dans la concession des frères au cimetière du Tombois. Sa tombe devient vite un lieu de pèlerinage.

Un procès en canonisation s’ouvre à Namur en 1923. Cette canonisation sera extraordinairement rapide. En 1926, la dépouille du frère Mutien est descendue au pied du clocher de l’église paroissiale.
1937-39, second procès informatif à Rome. Le 27 juillet 1938, on procède à la reconnaissance du « Serviteur de Dieu » (première étape vers la béatification). 1970 : reconnaissance de l’héroïcité de ses vertus.
1976 : examen de deux miracles. 1979 : seconde reconnaissance des reliques.

Le 30 octobre 1977, Mutien-Marie est béatifié par Paul VI. Trois ans plus tard, son corps est solennellement transféré dans la nouvelle chapelle. On avait invité, à la reconnaissance des restes, le frère Madire, l’un des derniers frères à avoir connu le frère Mutien. Le frère Madire était atteint d’une arthrose évolutive incurable et extrêmement douloureuse. Pour s’approcher du cercueil qu’on venait d’ouvrir, le frère Madire oublie ses béquilles. De ce moment, il n’eut plus à souffrir de son arthrose et n’utilise plus de béquilles jusqu’à la fin de ses jours, quoique, au dire des médecins, l’arthrose n’avait pas disparu. Ce fait, considéré comme miraculeux, amena la canonisation. Jean-Paul II procéda à la proclamation de celle-ci le 10 décembre 1989. Lire aussi

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