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1787 : une dizaine de chanoines vivent à l’abbaye sous la direction de l’abbé Pierre-Hubert Lefèbvre. Des événements dramatiques vont s’y dérouler et bientôt ébranler la quiétude du village.

Le 16 septembre, vers 22h00, on tire sur le proviseur, les chanoine Beaufays. Les malfaiteurs s’enfuient mais, la même nuit, la chambre du prieur, le chanoine Pauchet, est cambriolée. L’enquête ne donnera rien.

Le 12 décembre, vers 21h30, un coup de feu tiré depuis le « bois du Prieur » (Bois du Falgy) blesse mortellement le chanoine Beaufays, à nouveau visé, et plus légèrement son jeune serviteur, Gérard-Joseph Bach.

Les autorités locales d’abord, puis les instances liégeoises enquêtent.
Des noms sont chuchotés, ceux de Gaspard François, dit « Calbalasse », de Joseph Robin, son beau-père, et dans une moindre mesure celui du chanoine Sohier. Les deux premiers furent arrêtés, transférés et interrogés à Liège.
Soumis à la torture, Gaspard François avoue tout ce qu’on veut, se rétracte et, finalement, se reconnaît coupable.
Condamné à être « étranglé au poteau », il est ramené à Malonne le 25 juillet 1788 et exécuté au Tombois le 28. Son corps y restera exposé sur la roue durant trois jours.

Robin, lui, fut condamné à la détention perpétuelle. Le chanoine Sohier fut interné chez les Alexiens de Liège puis de Hasselt. La révolution française les libérera tous deux.

Calbalasse était-il coupable ? Il semble que non. Mais comme il proférait des idées anti-cléricales et révolutionnaires, les autorités liégeoises auraient voulu « faire un exemple ».
Quel a été réellement le rôle de Robin ?
L’assassin véritable, selon la tradition, aurait avoué son crime en confession avant de mourir. Était-ce le chanoine Sohier, dont on ne peut exclure qu’il ait été le commanditaire ?

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